Détox systémique

La cure détox en naturopathie : à quoi sert-elle vraiment ?

En naturopathie, la détox n’est pas synonyme de jeûne. Elle appartient à une logique plus large, qui distingue traditionnellement plusieurs cures selon l’état et les besoins de la personne : détoxification, revitalisation et stabilisation.

En naturopathie, la détox n’est pas synonyme de jeûne. Elle appartient à une logique plus large, qui distingue traditionnellement plusieurs cures selon l’état et les besoins de la personne : détoxification, revitalisation et stabilisation.

En naturopathie, la détox n’est pas synonyme de jeûne. Elle appartient à une logique plus large, qui distingue traditionnellement plusieurs cures selon l’état et les besoins de la personne : détoxification, revitalisation et stabilisation.

Fondatrice de Traverse Detox

Psychopraticienne et accompagnatrice de jeûne

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13 min de lecture

Comptoir de cuisine avec un verre de jus vert, une carafe d’eau citronnée, des feuilles de chou kale, un citron coupé et du gingembre, dans la lumière du matin.

La détox, une notion centrale en naturopathie

Le mot « détox » a été tellement utilisé qu’il finit parfois par ne plus vouloir dire grand-chose. Jus verts, compléments alimentaires, tisanes, jeûnes, cures de quelques jours : tout semble aujourd’hui pouvoir devenir « détox ».

En naturopathie, la notion est pourtant plus large et plus structurée. Une cure détox consiste d’abord à réduire temporairement certaines sollicitations pour laisser davantage de place aux mécanismes naturels de régulation de l’organisme.

Le corps n’attend évidemment pas une cure pour faire ce travail. Le foie transforme et métabolise de nombreuses substances, les reins filtrent le sang, les poumons assurent les échanges gazeux, l’intestin évacue les résidus digestifs et la peau participe notamment à la thermorégulation.

La détox ne consiste donc pas à « nettoyer » un organisme qui serait sale. Elle consiste plutôt à modifier, pendant un temps, ce qui entre, ce qui sollicite et ce qui surcharge.

Et contrairement à une confusion très fréquente, faire une cure détox ne signifie pas nécessairement jeûner.

Détox et jeûne : ce n’est pas la même chose

Le jeûne est une pratique précise : pendant une durée déterminée, on suspend totalement ou presque totalement les apports alimentaires.

La cure détox est une notion beaucoup plus large.

On peut parfaitement faire une cure détox tout en continuant à manger. On peut simplifier son alimentation, diminuer la fréquence des repas, pratiquer une monodiète, réduire fortement les glucides ou entrer en cétose sans interrompre complètement l’alimentation.

Le jeûne est donc l’un des outils possibles de la détox, et probablement le plus radical sur le plan alimentaire. Mais il n’en constitue ni la définition ni l’aboutissement obligatoire.

C’est une distinction importante chez Traverse, parce que nous ne considérons pas qu’une méthode devient meilleure à mesure qu’elle devient plus restrictive.

Une cure détox peut comporter un jeûne. Une cure détox n’est pas, par définition, un jeûne.

Les grandes cures traditionnellement distinguées en naturopathie

La naturopathie ne propose d’ailleurs pas une réponse unique à toutes les situations. Selon les écoles, les classifications varient, mais plusieurs grandes intentions de cure sont traditionnellement distinguées.

La cure de détoxification

C’est la cure de l’allègement.

On simplifie l’alimentation, on réduit certains apports, parfois la fréquence des repas, et l’on cherche à diminuer temporairement ce qui sollicite l’organisme.

Selon la personne et l’intensité recherchée, cela peut aller d’une alimentation végétale très simple à une alimentation cétogène, une monodiète ou un jeûne.

L’idée n’est pas de retirer le plus possible. Elle est de déterminer ce qu’il est pertinent de retirer pour cette personne, à ce moment-là.

La cure de revitalisation

Tout le monde n’a pas besoin qu’on lui enlève quelque chose.

Une personne très fatiguée, fragilisée, insuffisamment nourrie ou sortant d’une période éprouvante peut au contraire avoir besoin de restaurer ses ressources : alimentation suffisamment nutritive, repos, sommeil, mouvement adapté et correction d’éventuels déficits.

C’est une distinction essentielle : la détoxification n’est pas une réponse universelle.

La cure de stabilisation

Une cure n’a d’intérêt que si quelque chose peut ensuite s’inscrire dans la vie quotidienne.

La stabilisation correspond à ce troisième temps : sortir de la parenthèse, réintroduire progressivement ce qui a été retiré et identifier ce que l’on souhaite réellement conserver.

Certaines classifications naturopathiques décrivent également une cure dite anti-radicalaire, davantage centrée sur le stress oxydatif et les apports antioxydants.

Ces classifications peuvent différer. Leur intérêt est surtout de rappeler qu’en naturopathie, on ne devrait pas choisir une cure parce qu’elle est à la mode, mais parce qu’elle répond à l’état et aux besoins de la personne.

Une cure détox peut elle-même prendre plusieurs formes

À l’intérieur de la cure de détoxification, il existe encore différents niveaux d’allègement.

On peut les imaginer comme un continuum plutôt que comme des méthodes concurrentes.

L’alimentation détox

C’est le premier niveau : une alimentation simple, majoritairement végétale, peu transformée, avec réduction ou suppression temporaire de l’alcool, des sucres ajoutés, des produits ultra-transformés et des repas très riches.

On continue à manger. On diminue simplement la complexité et certaines sollicitations alimentaires.

La cure cétogène

Une alimentation très pauvre en glucides conduit progressivement l’organisme à produire davantage de corps cétoniques et à utiliser davantage les lipides comme carburant.

On continue donc à manger, mais avec une répartition très différente des macronutriments.

Cette approche peut constituer une cure en elle-même. Elle peut également servir de transition avant ou après un jeûne : le jeûne constitue une voie particulièrement directe vers la cétose, tandis qu’une alimentation cétogène peut permettre de maintenir temporairement cet état métabolique lorsque l’alimentation reprend.

La monodiète

La monodiète consiste à simplifier beaucoup plus fortement l’alimentation pendant une période limitée en consommant un seul aliment ou une gamme extrêmement restreinte d’aliments.

Elle diminue fortement la diversité et la complexité des apports sans aller jusqu’à leur suppression complète.

Pour certaines personnes, elle représente un intermédiaire intéressant entre une alimentation détox classique et un jeûne.

Le jeûne

Le jeûne se situe à l’extrémité la plus restrictive de ce continuum puisqu’il suspend l’alimentation pendant une durée déterminée.

Là encore, plusieurs formes existent. Un jeûne hydrique strict n’apporte que de l’eau, tandis qu’un jeûne modifié de type Buchinger conserve de très faibles apports, notamment sous forme de jus et de bouillon.

Plus restrictif ne signifie pas forcément plus adapté.

Selon l’état de la personne, son expérience, son objectif et le moment qu’elle traverse, une alimentation détox, une cure cétogène ou une monodiète peuvent être plus pertinentes qu’un jeûne.

Une cure détox ne se résume pas à ce que l’on mange

C’est une autre réduction fréquente de la détox : la limiter à l’assiette.

Dans la tradition naturopathique, une cure s’intéresse également aux émonctoires, terme utilisé pour désigner les principaux organes et systèmes participant aux fonctions d’élimination : le foie, les reins, les intestins, les poumons et la peau.

Le vocabulaire naturopathique ancien parle volontiers de « drainage » ou de « nettoyage ». Nous préférons être plus précis : ces organes n’attendent pas une cure pour fonctionner. Ils travaillent en permanence.

La cure cherche plutôt à réduire certaines sollicitations et à accompagner leurs fonctions physiologiques.

Le foie : alléger plutôt que nettoyer

Le foie joue un rôle majeur dans le métabolisme et la transformation de nombreuses substances.

Pendant une cure, supprimer l’alcool, diminuer les produits ultra-transformés et les excès alimentaires et simplifier les repas modifie déjà très concrètement ce qu’on lui demande de traiter.

La naturopathie utilise également traditionnellement certaines plantes comme le romarin, l’artichaut ou le radis noir. Elles peuvent avoir leur place lorsqu’elles sont adaptées à la personne, sans pour autant imaginer qu’une plante puisse « décrasser » mécaniquement le foie.

Les reins : l’hydratation

Les reins filtrent continuellement le sang et participent à l’élimination de nombreux déchets métaboliques par l’urine.

L’eau et les tisanes occupent donc naturellement une place importante pendant une cure.

Il ne s’agit pas de boire des quantités démesurées pour « rincer » l’organisme, mais de maintenir une hydratation adaptée.

Les intestins : transit, fibres et mouvement

Le changement d’alimentation modifie naturellement le fonctionnement digestif.

Une alimentation végétale, les fibres, certains mucilages comme le psyllium lorsqu’il est adapté, mais aussi le mouvement et la marche peuvent contribuer à maintenir un transit régulier.

Le massage abdominal peut également être utilisé pour favoriser le confort digestif.

Il ne s’agit pas de décrocher de mystérieuses matières qui seraient restées « collées » dans le côlon pendant des années. Il s’agit d’accompagner un fonctionnement intestinal normal pendant une période où l’alimentation change parfois fortement.

Les poumons : marcher et respirer

On pense moins spontanément aux poumons lorsqu’on parle d’élimination. Ils assurent pourtant en permanence les échanges gazeux et permettent notamment d’évacuer le dioxyde de carbone produit par notre métabolisme.

Le mouvement et la respiration ont donc toute leur place pendant une cure.

Chez Traverse, nous marchons quotidiennement : dans les forêts et les paysages de l’Alt Empordà, dans les espaces naturels, sur les chemins du littoral, parfois au bord de la mer.

Une balade en bord de mer ou plusieurs heures de randonnée ne « nettoient » évidemment pas les poumons au sens littéral. Mais sortir, marcher, respirer plus amplement, remettre le corps en mouvement et changer d’environnement font pleinement partie de la cure.

La peau : chaleur, sauna et hammam

La peau participe notamment à la thermorégulation et la transpiration est l’un des mécanismes utilisés par le corps pour réguler sa température.

Chez Traverse, l’accès au sauna et au hammam de Torremirona permet à ceux qui le souhaitent d’intégrer chaleur, sudation et détente à leur semaine.

La transpiration n’est pas une voie magique permettant d’éliminer toutes les substances indésirables de l’organisme. Mais la chaleur, la sudation et la récupération peuvent parfaitement trouver leur place dans une approche globale de la cure.

Le mouvement fait partie du protocole

Une cure détox n’est pas une semaine passée à attendre que le corps fasse son travail.

Le mouvement doux accompagne la mobilité, la circulation, le transit, la respiration et le maintien de la masse musculaire. Il modifie aussi très concrètement la manière dont nous habitons notre corps pendant une période où l’alimentation change.

C’est pourquoi la randonnée n’est pas chez Traverse une activité annexe destinée à remplir les journées. Elle fait partie du protocole.

Nous marchons suffisamment pour mobiliser le corps sans rechercher la performance. Lorsque la cure comporte un jeûne ou une restriction alimentaire importante, l’intensité est naturellement adaptée.

Le repos fait aussi partie de la cure

C’est l’un des paradoxes de notre époque : même la détox peut devenir une nouvelle liste de choses à réussir.

Boire ceci. Prendre cela. Faire tel exercice. Respirer de telle manière. Ajouter une nouvelle routine.

Chez Traverse, nous partons plutôt du mouvement inverse.

On enlève, on n’ajoute pas.

Le sommeil, le repos, la diminution des sollicitations, le temps passé dehors, le ralentissement et les moments où il n’y a précisément rien à faire appartiennent aussi à la cure.

Il ne s’agit pas de remplir l’espace libéré par l’alimentation avec un nouveau programme de performance.

Alors, qu’est-ce qu’une cure détox concrètement ?

Une cure détox peut donc être très différente d’une personne à l’autre.

Elle peut consister simplement à revenir pendant quelques jours à une alimentation végétale, simple et peu transformée.

Elle peut réduire la fréquence des repas.

Elle peut devenir cétogène.

Elle peut passer par une monodiète.

Elle peut aller jusqu’au jeûne.

Et parallèlement, elle peut s’accompagner de marche, de respiration, d’hydratation, de chaleur, de repos et d’une diminution globale des sollicitations.

La question n’est donc pas : « Quelle est la meilleure cure détox ? »

Elle est plutôt : « De quoi cette personne a-t-elle besoin de s’alléger maintenant ? »

Plus restrictif ne signifie pas forcément plus adapté

Cette idée mérite d’être répétée parce qu’elle va à l’encontre d’une certaine fascination contemporaine pour les protocoles extrêmes.

Jeûner plus longtemps n’est pas automatiquement « mieux ».

Entrer plus profondément en cétose n’est pas automatiquement « mieux ».

Supprimer davantage d’aliments n’est pas automatiquement « mieux ».

Une personne fatiguée ou fragilisée peut avoir besoin de revitalisation plutôt que de restriction. Une autre pourra bénéficier d’une alimentation simplifiée sans avoir besoin de jeûner. Une autre encore trouvera dans quelques jours de jeûne une rupture particulièrement pertinente.

Le bon niveau d’allègement est celui que la personne peut physiologiquement et psychiquement traverser et dont elle peut ensuite faire quelque chose.

Et surtout : la détox ne concerne pas seulement l’assiette

C’est ici que l’approche de Traverse élargit encore la définition traditionnelle de la cure.

Nous pouvons manger parfaitement et dormir trop peu.

Supprimer le sucre et vivre dans un stress permanent.

Jeûner cinq jours et retrouver immédiatement un agenda saturé.

Choisir des aliments biologiques et passer dix heures par jour devant des écrans.

Prendre soin de son intestin et rester dans des relations qui maintiennent continuellement le corps en tension.

Tout ce qui entre en nous ne passe pas par l’intestin.

Le stress, le rythme de vie, le sommeil, les lieux dans lesquels nous vivons et travaillons, les relations, les informations que nous absorbons et plus largement notre environnement quotidien participent eux aussi à la charge globale à laquelle nous sommes soumis.

C’est précisément ce que nous appelons chez Traverse la détox systémique.

Chez Traverse : enlever avant d’ajouter

Nous ne considérons donc pas le jeûne comme l’aboutissement nécessaire d’une cure détox.

Selon la personne et le moment, nous pouvons travailler avec une alimentation végétale détox, une approche cétogène, une monodiète, un jeûne modifié de type Buchinger ou un jeûne plus strict lorsque la personne et le cadre s’y prêtent.

Nous pouvons agir sur l’alimentation, mais également sur le mouvement, le repos, le rythme et l’environnement.

Le sujet n’est pas de savoir jusqu’où quelqu’un est capable de se priver.

Il est de déterminer ce qu’il est pertinent d’enlever, pendant combien de temps, et pour cette personne-là.

Parce qu’une cure n’a pas vocation à devenir une nouvelle performance.

La détox n’est pas une compétition dans la restriction. C’est l’art d’enlever suffisamment pour permettre au système de retrouver de l’espace.

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Traverse La Teulera · Torremirona Resort · 17744 Navata (Girona)

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