Métapsy

La Métapsy chez Traverse : d’abord regarder ce qui nuit

Avant de chercher à devenir quelqu’un d’autre, encore faut-il regarder ce qui, dans notre vie actuelle, ne nous convient plus. Chez Traverse, c’est là que commence la Métapsy : non pas en ajoutant immédiatement de nouvelles méthodes ou de nouvelles injonctions, mais en créant suffisamment d’espace pour voir, interrompre certains automatismes et commencer à transformer.

Avant de chercher à devenir quelqu’un d’autre, encore faut-il regarder ce qui, dans notre vie actuelle, ne nous convient plus. Chez Traverse, c’est là que commence la Métapsy : non pas en ajoutant immédiatement de nouvelles méthodes ou de nouvelles injonctions, mais en créant suffisamment d’espace pour voir, interrompre certains automatismes et commencer à transformer.

Avant de chercher à devenir quelqu’un d’autre, encore faut-il regarder ce qui, dans notre vie actuelle, ne nous convient plus. Chez Traverse, c’est là que commence la Métapsy : non pas en ajoutant immédiatement de nouvelles méthodes ou de nouvelles injonctions, mais en créant suffisamment d’espace pour voir, interrompre certains automatismes et commencer à transformer.

Fondatrice de Traverse Detox

Psychopraticienne et accompagnatrice de jeûne

·

10 min de lecture

Une femme pensive attablée dans un café parisien, tenant une tasse de café, avec un carnet posé devant elle.

D’abord, ne pas nuire

« Primum non nocere » : d’abord, ne pas nuire.

La formule est traditionnellement rattachée à l’éthique hippocratique, même si elle ne figure pas littéralement sous cette forme dans le Serment d’Hippocrate.

Son principe nous intéresse pourtant beaucoup.

Et si, avant de nous demander ce qui pourrait nous faire du bien, nous commencions par regarder ce qui nous nuit déjà ?

Nous avons pris l’habitude de chercher des solutions par addition.

Une nouvelle méthode.

Une nouvelle routine.

Un nouveau complément alimentaire.

Une nouvelle pratique.

Une nouvelle résolution.

Parfois même une nouvelle thérapie.

Mais si une partie de ce qui nous épuise continue parallèlement à fonctionner à plein régime, nous ajoutons simplement une couche supplémentaire à un système déjà saturé.

En PNL, une formule résume assez bien cette idée :

« Plus de ce qui ne marche pas ne marche pas. »

C’est l’un des points de départ de la Métapsy chez Traverse.

Quand nous n’avons même plus l’espace pour penser

Il y a des moments où comprendre ne suffit plus.

Mais il y en a d’autres où nous n’en sommes même pas encore là.

Nous sommes simplement noyés.

Nous travaillons, répondons aux messages, organisons, prenons soin des autres, anticipons, consommons, dormons trop peu, recommençons.

Nous faisons ce qu’il faut faire parce que nous l’avons fait hier et que nous le referons demain.

Nous pouvons alors fonctionner avec une efficacité remarquable tout en ayant perdu une partie de notre capacité à nous demander :

pourquoi est-ce que je continue à vivre comme cela ?

Nous sommes devenus, à certains endroits, les exécutants de notre propre quotidien.

Et ce quotidien n’est pas seulement constitué de décisions que nous avons consciemment prises.

Il porte des habitudes, des apprentissages, des fidélités, des peurs, des normes sociales et culturelles, des façons de faire familiales, parfois transmises depuis plusieurs générations.

À force d’être répété, un fonctionnement peut finir par ne plus être perçu comme un fonctionnement.

Il devient simplement :

« moi ».

Ou :

« la vie ».

Mettre sa vie sous la loupe

C’est pourquoi nous commençons par regarder.

Nous mettons momentanément notre vie sous une sorte de loupe.

Qu’est-ce qui, aujourd’hui, me nourrit réellement ?

Et qu’est-ce qui me coûte ?

Qu’est-ce que je choisis encore ?

Qu’est-ce que je répète ?

Qu’est-ce qui appartient à mes besoins actuels ?

Qu’est-ce qui correspond à une organisation devenue ancienne ?

La question concerne évidemment le corps :

  • alimentation ;

  • alcool ;

  • sommeil ;

  • mouvement ;

  • sédentarité ;

  • rythme ;

  • récupération.

Mais elle ne s’arrête pas au corps.

Elle concerne aussi le travail, le téléphone, le bruit, la disponibilité permanente, certaines relations, certaines obligations, la manière dont nous utilisons notre temps, la place que nous occupons dans notre famille ou notre environnement professionnel.

Et elle va parfois chercher plus loin :

  • nos modèles éducatifs ;

  • culturels ;

  • familiaux ;

  • générationnels ;

  • les rôles que nous avons appris à tenir ;

  • et les stratégies qui ont longtemps été utiles mais qui ne le sont peut-être plus aujourd’hui.

C’est ici que la Métapsy rejoint directement notre approche de la détox systémique.

Tout ce qui entre dans notre système, l’occupe ou le sollicite ne passe pas par l’intestin.

Avant de transformer, interrompre

La première intervention consiste donc parfois simplement à interrompre.

Pas à tout quitter.

Pas à bouleverser sa vie en quelques jours.

Pas à décider que tout ce que nous faisions auparavant était mauvais.

Mais à créer une rupture suffisamment perceptible pour que l’automatisme cesse momentanément de décider à notre place.

Chez Traverse, cette rupture prend des formes différentes selon les protocoles et selon les personnes.

Elle peut passer par le jeûne.

Par une alimentation simplifiée.

Par le retrait du quotidien.

Par une diminution des sollicitations numériques.

Par le changement de rythme.

Par la marche.

Par le silence.

Par le repos.

Chacun va aussi loin qu’il peut et qu’il est pertinent d’aller.

L’important est qu’une différence devienne perceptible.

Car lorsque tout continue exactement comme avant, il est parfois très difficile de voir ce qui, précisément, devrait changer.

Le jeûne : une rupture aussi symbolique

Le jeûne possède, à cet endroit, une puissance particulière.

Nous en connaissons les dimensions physiologiques.

Mais l’expérience ne se réduit pas à son métabolisme.

Manger est probablement l’un des actes les plus archaïques de notre existence.

Dès les premières heures de notre vie, nous dépendons d’un autre pour être nourris.

Recevoir de la nourriture est intimement associé à la survie, au soin, au lien et à la dépendance.

Suspendre volontairement l’alimentation pendant quelques jours peut donc aussi être lu, symboliquement, comme une interruption momentanée de ce cordon nourricier.

Non pas pour démontrer que nous n’avons besoin de personne.

Mais pour faire une expérience inhabituelle :

pendant quelque temps, je cesse de recevoir continuellement de l’extérieur et je découvre que mon organisme dispose aussi de ressources propres.

Il ne s’agit pas d’attribuer au jeûne un pouvoir psychologique magique.

Il s’agit de reconnaître qu’une expérience corporelle aussi inhabituelle peut déplacer notre perception de nous-mêmes.

Et ce déplacement nous intéresse.

Du détoxinisme à la transformation

Chez Traverse, enlever n’est pourtant jamais une finalité.

Nous ne faisons pas le vide pour vivre dans le vide.

Nous faisons de la place pour que quelque chose redevienne visible.

C’est ce que nous appelons ici le détoxinisme : commencer par identifier ce qui encombre, ce qui surcharge, ce qui se répète et ce qui ne fonctionne plus, puis en retirer suffisamment pour retrouver une marge de manœuvre.

Cette logique traverse toute l’approche de Traverse.

Mais elle prend une dimension particulière en Métapsy.

Car une fois l’espace créé, nous pouvons commencer à travailler avec ce qui apparaît.

La détox crée de l’espace. La Métapsy travaille dans cet espace.

Lorsque le rythme ralentit, que certaines sollicitations disparaissent et que les automatismes habituels sont perturbés, d’autres choses peuvent devenir perceptibles :

  • une émotion ;

  • une fatigue que nous ne sentions plus ;

  • une résistance ;

  • un besoin ;

  • une envie ;

  • une peur ;

  • une contradiction ;

  • parfois une évidence.

Nous pouvons enfin regarder ce qui était auparavant noyé dans le bruit.

Observer ce qui se passe réellement

C’est ici que commence plus spécifiquement le travail de Métapsy.

Il ne consiste pas uniquement à demander :

« Pourquoi suis-je comme cela ? »

Il demande aussi :

Qu’est-ce qui se passe en moi lorsque cette situation apparaît ?

Quelle stratégie est-ce que j’enclenche automatiquement ?

Qu’est-ce que j’essaie d’obtenir ?

Qu’est-ce que j’essaie d’éviter ?

Qu’est-ce que j’essaie de protéger ?

Et surtout :

où pouvons-nous intervenir pour que quelque chose se passe autrement ?

Parce que comprendre l’origine d’un fonctionnement et savoir intervenir sur ce fonctionnement sont deux choses différentes.

La Métapsy s’intéresse aux deux.

Passer de l’observation à l’expérience

La Métapsy ne repose donc pas sur un outil unique.

Chez Traverse, nous utilisons différents procédés selon les personnes, les situations et le niveau d’accompagnement.

La respiration.

L’EFT.

Le mouvement.

La randonnée.

L’observation des automatismes.

Des expériences comportementales.

Le travail sur les représentations.

Des outils issus notamment de la PNL.

Et, dans les accompagnements plus approfondis, l’Ennéagramme.

Ces pratiques n’ont pas vocation à s’empiler.

Elles servent à intervenir à des endroits différents.

Parfois, il faut d’abord faire baisser une activation pour pouvoir réfléchir.

Parfois, mettre en évidence un automatisme suffit déjà à créer une marge de choix.

Parfois, il faut interrompre une séquence très installée et expérimenter immédiatement une autre manière de répondre.

Et parfois, il faut aller plus loin et comprendre la stratégie générale que nous avons construite pour évoluer dans le monde.

C’est précisément pour cela que tous les accompagnements Métapsy n’ont pas le même degré de profondeur.

Mais ils partagent une même logique :

ne pas chercher systématiquement à changer toute une personne lorsque déplacer quelque chose au bon endroit peut déjà modifier la suite.

Nous ne travaillons pas seulement avec ce que vous racontez

La parole compte.

La compréhension compte.

Mais nous ne travaillons pas uniquement avec le récit que chacun a construit sur lui-même.

Nous regardons également ce que fait la personne.

Ce qu’elle répète.

Ce qu’elle évite.

Ce qui l’active.

La façon dont son corps réagit.

La stratégie qu’elle met en place avant même d’avoir eu le temps d’y réfléchir.

Parce qu’entre ce que nous savons de nous et ce que nous faisons réellement, il existe parfois un écart considérable.

La transformation commence lorsque cet écart devient un terrain d’expérience plutôt qu’un simple sujet d’analyse.

Interrompre. Observer. Transformer.

C’est peut-être la manière la plus simple de résumer la place de la Métapsy chez Traverse.

Interrompre, suffisamment pour ne plus être entièrement absorbé par ce qui tourne en boucle.

Observer, sans immédiatement chercher à expliquer ou à corriger.

Puis transformer, non pas en essayant de devenir une autre personne, mais en intervenant là où une autre réponse devient possible.

La détox systémique crée de la place.

La Métapsy commence à travailler avec ce qui apparaît dans cette place.

Et la question change progressivement.

Elle n’est plus seulement :

« Qu’est-ce qui ne va pas dans ma vie ? »

Elle devient :

« Maintenant que je le vois, qu’est-ce que je peux réellement faire autrement ? »

Chez Traverse, c’est à cet endroit que commence la transformation.

Références

  • Hippocrate. Corpus hippocratique. Principe de non-malfaisance dans la tradition médicale hippocratique.

  • Bandler R, Grinder J. The Structure of Magic. Science and Behavior Books. 1975–1976.

  • Beck JS. Cognitive Behavior Therapy: Basics and Beyond. Guilford Press.

  • Hayes SC, Strosahl KD, Wilson KG. Acceptance and Commitment Therapy: The Process and Practice of Mindful Change. Guilford Press.

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Traverse La Teulera · Torremirona Resort · 17744 Navata (Girona)

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