Naturopathie

Le Miam-Ô-Fruit : pourquoi nous l’utilisons pour rompre le jeûne

Fruits frais, graines broyées, huile riche en oméga-3, citron : le Miam-Ô-Fruit est un repas étonnamment dense sous une apparence très simple. Chez Traverse, nous l’utilisons surtout à un moment très précis : la rupture du jeûne, lorsque l’objectif n’est certainement pas de « se faire plaisir avec un grand repas », mais de réintroduire progressivement des informations alimentaires dans un organisme qui vient de passer plusieurs jours sans manger.

Fruits frais, graines broyées, huile riche en oméga-3, citron : le Miam-Ô-Fruit est un repas étonnamment dense sous une apparence très simple. Chez Traverse, nous l’utilisons surtout à un moment très précis : la rupture du jeûne, lorsque l’objectif n’est certainement pas de « se faire plaisir avec un grand repas », mais de réintroduire progressivement des informations alimentaires dans un organisme qui vient de passer plusieurs jours sans manger.

Fruits frais, graines broyées, huile riche en oméga-3, citron : le Miam-Ô-Fruit est un repas étonnamment dense sous une apparence très simple. Chez Traverse, nous l’utilisons surtout à un moment très précis : la rupture du jeûne, lorsque l’objectif n’est certainement pas de « se faire plaisir avec un grand repas », mais de réintroduire progressivement des informations alimentaires dans un organisme qui vient de passer plusieurs jours sans manger.

Fondatrice de Traverse Detox

Psychopraticienne et accompagnatrice de jeûne

·

18 min de lecture

Un homme dégustant un bol de fruits frais, graines et oléagineux à sa table, chez lui.

Le Miam-Ô-Fruit, qu’est-ce que c’est ?

Le Miam-Ô-Fruit est une préparation popularisée par France Guillain.

Sa recette repose essentiellement sur :

  • une petite quantité de banane écrasée ;

  • des fruits frais ;

  • du jus de citron ;

  • une huile végétale riche en acides gras insaturés ;

  • des graines oléagineuses fraîchement broyées.

Dans sa version classique, on retrouve notamment :

  • graines de lin ;

  • graines de sésame ;

  • noix, noisettes, amandes ou autres oléagineux ;

  • huile de colza ;

  • fruits frais de saison.

Sous son apparence très simple, cette assiette réunit donc en même temps :

  • glucides ;

  • lipides ;

  • fibres ;

  • vitamines ;

  • minéraux ;

  • polyphénols ;

  • et différents acides gras essentiels.

C’est beaucoup d’informations nutritionnelles dans une quantité relativement limitée d’aliments.

C’est précisément ce qui nous intéresse.

Mais le Miam-Ô-Fruit n’est pas apparu de nulle part

Il est directement apparenté à une autre recette devenue célèbre en naturopathie :

la crème Budwig.

La crème Budwig a été popularisée par la docteure Catherine Kousmine dans son approche nutritionnelle.

Sa recette traditionnelle associait notamment :

  • fromage blanc maigre ;

  • huile vierge riche en acides gras polyinsaturés, classiquement l’huile de lin ;

  • jus de citron ;

  • banane ou petite quantité de miel ;

  • céréale complète crue fraîchement moulue ;

  • graines ou fruits oléagineux fraîchement moulus ;

  • fruits frais.

Catherine Kousmine l’utilisait comme un moyen très pratique de faire entrer régulièrement dans l’alimentation des produits frais, des acides gras essentiels, des graines, des céréales complètes et des fruits.

De la crème Budwig au Miam-Ô-Fruit

Le principe commun saute immédiatement aux yeux.

Fruits frais.

Citron.

Oléagineux.

Graines.

Huiles végétales de qualité.

Et une préparation mangée sans cuisson importante.

Mais les deux recettes ne sont pas identiques.

La crème Budwig traditionnelle contient une composante protéique laitière avec le fromage blanc ou le yaourt.

Elle comporte également une céréale complète fraîchement moulue.

Le Miam-Ô-Fruit, lui, repose davantage sur :

  • les fruits ;

  • la banane ;

  • les graines ;

  • les oléagineux ;

  • et l’huile.

Il ne contient classiquement ni fromage blanc ni céréale.

Nous passons donc d’un petit-déjeuner plus complet en protéines, glucides complexes et matières grasses à une préparation davantage centrée sur :

fruits + fibres + graines + lipides végétaux.

C’est une variante, pas une copie.

Pourquoi cette composition est-elle intéressante ?

Parce qu’elle associe plusieurs familles nutritionnelles qui se complètent.

Les fruits apportent notamment :

  • eau ;

  • glucides ;

  • potassium ;

  • vitamine C selon les fruits ;

  • folates ;

  • caroténoïdes ;

  • polyphénols ;

  • fibres.

Les graines et oléagineux apportent :

  • lipides insaturés ;

  • protéines végétales ;

  • magnésium ;

  • zinc ;

  • cuivre ;

  • calcium selon les graines ;

  • vitamine E ;

  • fibres.

Le lin et l’huile de colza apportent notamment de l’acide alpha-linolénique, ou ALA, un oméga-3 végétal.

Le sésame apporte notamment :

  • calcium ;

  • cuivre ;

  • magnésium ;

  • lignanes.

Et l’ensemble apporte surtout une grande diversité de micronutriments.

Nous retrouvons ici exactement la logique développée dans nos articles sur les vitamines et les minéraux :

la qualité d’une alimentation ne dépend pas uniquement de ses calories.

Les fruits : bien davantage que du sucre

Le Miam-Ô-Fruit contient des glucides.

Évidemment.

Les fruits contiennent naturellement du glucose, du fructose et du saccharose dans des proportions variables.

Mais un fruit entier n’est pas simplement une dose de sucre.

Il apporte également :

  • eau ;

  • fibres ;

  • vitamines ;

  • minéraux ;

  • polyphénols ;

  • et toute la matrice physique du végétal.

C’est très différent d’un jus de fruits dans lequel une grande partie des fibres a été éliminée.

Ici, les fruits sont entiers et mastiqués.

C’est important.

Pourquoi ajouter des graines et du gras ?

Parce que les lipides ne sont pas simplement une source de calories.

Les acides gras font partie des membranes cellulaires et interviennent dans de nombreuses fonctions physiologiques.

Certains sont essentiels et doivent être apportés par l’alimentation.

Les graines et les huiles permettent également l’absorption des vitamines liposolubles et des caroténoïdes présents dans le repas.

Et leur présence, associée aux fibres, modifie également la vitesse à laquelle l’ensemble du repas quitte l’estomac et dont les glucides sont absorbés.

Nous obtenons donc quelque chose de très différent d’une assiette composée uniquement de fruits.

Le Miam-Ô-Fruit n’est pas une salade de fruits améliorée.

Sa logique est précisément dans l’association.

Pourquoi broyer les graines ?

Certaines petites graines peuvent traverser partiellement le tube digestif lorsqu’elles sont consommées entières.

C’est particulièrement vrai pour le lin.

Les broyer permet de rompre leur enveloppe et d’accéder plus facilement à :

  • leurs lipides ;

  • leurs protéines ;

  • leurs lignanes ;

  • leurs micronutriments.

Idéalement, nous les broyons relativement près du moment de consommation.

Pourquoi ?

Parce que les graisses polyinsaturées sont sensibles à l’oxydation.

Une graine entière protège remarquablement bien son huile.

Une fois broyée, cette protection diminue.

Et le citron ?

Il apporte notamment de la vitamine C et différents composés végétaux.

Mais son rôle est aussi beaucoup plus simple :

il apporte de l’acidité et équilibre le goût très doux des fruits et de la banane.

Nous n’avons pas besoin de prétendre qu’il « alcalinise » l’organisme ou qu’il déclenche une détox particulière.

Son intérêt alimentaire suffit.

Le Miam-Ô-Fruit est-il un repas parfait ?

Non.

Il n’existe pas de repas parfait.

Et cela dépend aussi de ce que l’on cherche.

Pris comme petit-déjeuner quotidien, il peut être intéressant pour certaines personnes.

Pour d’autres, il sera :

  • trop riche en fruits ;

  • trop volumineux ;

  • trop riche en fibres ;

  • ou insuffisant en protéines.

Une personne ayant des besoins protéiques importants peut parfaitement préférer une autre composition.

Une personne avec un intestin très sensible peut mal tolérer une quantité importante de fruits, de graines et de fibres.

La naturopathie n’a aucun intérêt à transformer une recette en religion.

Chez Traverse, ce qui nous intéresse particulièrement n’est d’ailleurs pas son utilisation comme petit-déjeuner universel.

C’est son utilisation pour sortir du jeûne.

Rompre un jeûne n’est pas simplement « recommencer à manger »

Après plusieurs jours de jeûne, l’organisme ne se trouve plus dans la situation métabolique dans laquelle il était avant le départ.

Les apports en énergie et en glucides ont fortement diminué.

L’insuline est basse.

Le glycogène a largement diminué.

L’utilisation des graisses et des corps cétoniques a augmenté.

Le tube digestif a également passé plusieurs jours avec très peu de matière alimentaire.

La rupture du jeûne constitue donc une transition physiologique.

Elle mérite autant d’attention que l’entrée dans le jeûne.

Après une semaine de jeûne, nous ne faisons pas de « brunch de reprise »

C’est une position très importante chez Traverse.

Il existe aujourd’hui une esthétique de la retraite bien-être qui donne envie de terminer un séjour par une immense table :

  • pains ;

  • granola ;

  • fruits ;

  • pâtisseries saines ;

  • avocado toast ;

  • bols ;

  • graines ;

  • crudités ;

  • jus ;

  • plats magnifiques.

Tout est naturel.

Tout est photogénique.

Tout est parfaitement « Instagrammable ».

Mais après une semaine de jeûne, ce n’est pas notre sujet.

Nous ne cherchons pas à produire une belle photo.

Nous cherchons à respecter la physiologie de la personne qui recommence à manger.

Une alimentation très abondante immédiatement après une période prolongée sans alimentation est précisément ce que nous voulons éviter.

Même dans les recommandations médicales concernant des personnes ayant reçu peu ou pas d’alimentation pendant plusieurs jours, la reprise nutritionnelle est introduite progressivement.

Nous retenons donc un principe extrêmement simple :

peu, progressivement, et en observant la réponse du corps.

La reprise est un processus, pas un repas

Chez Traverse, la rupture du jeûne ne marque pas :

« fin du jeûne, retour à la normale ».

Elle marque :

début de la reprise alimentaire.

Et ce sont deux choses très différentes.

Après un jeûne d’une semaine, nous voulons que :

  • les quantités restent petites ;

  • les aliments reviennent progressivement ;

  • la mastication reprenne ;

  • le tube digestif reçoive de nouveau de la matière ;

  • les glucides réapparaissent progressivement ;

  • puis que les protéines, les lipides et la quantité énergétique remontent au fil de la reprise.

La personne ne doit pas avoir à improviser tout cela parce qu’elle vient de quitter la retraite.

Chez Traverse, nous fractionnons le Miam-Ô-Fruit en deux

C’est précisément là que cette recette prend son intérêt dans notre protocole.

Nous ne servons pas une énorme assiette.

Nous préparons une portion volontairement mesurée.

La première moitié est consommée le vendredi soir.

C’est le premier véritable signal alimentaire envoyé à l’organisme.

Une petite quantité.

Quelques fruits.

Des fibres.

Des glucides.

Des graines broyées.

Des lipides.

Des micronutriments.

Et surtout :

de nouveau quelque chose à mâcher.

Puis nous arrêtons.

Nous laissons le système digestif travailler.

La seconde moitié est consommée le samedi matin.

Ce fractionnement permet de poursuivre la reprise sans envoyer immédiatement une grande quantité d’aliments.

Nous préférons deux petites informations successives à une grande charge alimentaire d’un seul coup.

Pourquoi commencer par quelque chose que l’on mastique ?

Parce que la reprise ne concerne pas uniquement l’intestin.

Elle commence dans la bouche.

Voir.

Sentir.

Mastiquer.

Saliver.

Avaler.

La mastication ralentit naturellement la prise alimentaire et remet en jeu toute la phase orale et digestive du repas.

Après plusieurs jours essentiellement liquides, cette étape compte.

Nous ne voulons pas que la première vraie alimentation soit avalée rapidement.

Nous voulons que le corps ait le temps de recevoir l’information : nous recommençons à manger.

Pourquoi cette petite quantité apporte déjà beaucoup

Là encore, le Miam-Ô-Fruit est particulièrement adapté.

Quelques cuillerées apportent déjà :

  • glucides ;

  • lipides insaturés ;

  • fibres ;

  • potassium ;

  • magnésium ;

  • différentes vitamines ;

  • polyphénols ;

  • et une petite quantité de protéines végétales.

Nous n’avons donc pas besoin d’un grand volume pour remettre beaucoup d’éléments nutritionnels dans l’assiette.

C’est une reprise dense en qualité, mais limitée en quantité.

C’est exactement ce que nous recherchons.

Et le transit ?

Il y a quelque chose que nous observons assez régulièrement sur le terrain.

Après cette première prise, certaines personnes vont assez rapidement à la selle.

Ce n’est pas systématique.

Et nous n’en faisons absolument pas une « vertu détox » du Miam-Ô-Fruit.

Mais le phénomène n’est pas surprenant.

Après plusieurs jours avec très peu de matière alimentaire, nous réintroduisons :

  • du volume ;

  • des fibres ;

  • des sucres ;

  • des lipides ;

  • et une stimulation mécanique de la digestion.

L’arrivée d’aliments dans l’estomac peut également stimuler le réflexe gastro-colique, qui favorise les contractions du côlon.

Chez certaines personnes, la reprise alimentaire peut donc déclencher assez rapidement une selle.

Nous le constatons souvent. Nous ne le promettons pas.

Et, très concrètement, avant de poursuivre la remontée alimentaire, le fait que l’intestin se remette à fonctionner spontanément ne nous dérange évidemment pas.

Ce n’est pas une purge

Cette distinction est essentielle.

Si une personne va aux toilettes après son Miam-Ô-Fruit, cela ne signifie pas :

  • qu’elle élimine soudainement des « toxines » ;

  • que le Miam-Ô-Fruit nettoie le côlon ;

  • ou qu’il faudrait absolument obtenir une selle pour que la reprise soit réussie.

C’est simplement une reprise du fonctionnement digestif et intestinal.

Certaines personnes iront à la selle.

D’autres non.

Les deux situations peuvent être parfaitement normales.

La reprise alimentaire continue après le départ

C’est également une particularité importante de notre protocole.

La personne ne quitte pas Traverse avec :

« voilà, le jeûne est fini, débrouillez-vous ».

La reprise doit continuer.

Nous préparons donc ce dont elle a besoin pour la suite immédiate.

Une partie des aliments est prévue et fractionnée.

Et lorsqu’un trajet est nécessaire, une boîte de reprise est préparée pour le voyage afin que la personne ne se retrouve pas :

  • dans une station-service ;

  • dans un aéroport ;

  • dans un train ;

  • ou à la maison devant un réfrigérateur

à devoir décider, affamée et sans cadre, de ce qu’elle va manger.

Parce que le principal risque comportemental d’une reprise mal préparée est extrêmement simple :

avoir tenu parfaitement pendant plusieurs jours, puis tout remettre d’un coup.

Nous voulons éviter précisément cela.

Pourquoi les quantités remontent-elles progressivement ?

Parce qu’après plusieurs jours de restriction importante, il n’est pas logique de revenir instantanément aux quantités habituelles.

L’organisme doit de nouveau gérer :

  • davantage de glucose ;

  • davantage d’insuline ;

  • davantage de fluides ;

  • davantage d’électrolytes ;

  • davantage de travail digestif ;

  • et progressivement davantage d’énergie.

Le risque médical majeur de syndrome de renutrition inappropriée concerne surtout certaines personnes dénutries ou à risque et devient particulièrement important dans les jeûnes beaucoup plus longs ou les situations cliniques particulières.

Mais son existence rappelle un principe physiologique fondamental :

la réalimentation après une privation prolongée n’est pas anodine.

Après plus de cinq jours avec peu ou pas d’apports, les recommandations médicales retiennent déjà le principe d’une reprise prudente plutôt qu’un retour immédiat à 100 % des apports habituels.

Cela ne signifie pas qu’une personne en bonne santé ayant jeûné une semaine soit nécessairement en danger lorsqu’elle remange.

Cela signifie simplement que nous avons toutes les raisons d’être progressifs.

La rupture du jeûne ne doit pas devenir la récompense du jeûne

C’est peut-être le point psychologique le plus important.

Nous pouvons facilement traverser une semaine en imaginant :

« samedi, je vais enfin pouvoir manger ».

Et transformer la reprise en récompense.

Chez Traverse, nous essayons précisément de sortir de cette logique.

La reprise fait partie du jeûne.

Elle n’en est pas la fête de clôture.

Le vendredi soir, nous recommençons à manger.

Nous ne « cassons » pas le protocole.

Nous entrons dans sa dernière phase.

Cela change énormément la manière de vivre ce moment.

Alors où est passée la belle table naturopathique ?

Elle existe.

Simplement, elle n’est pas placée au mauvais moment.

Chez Traverse, nous aimons évidemment montrer qu’une alimentation naturopathique peut être :

  • généreuse ;

  • délicieuse ;

  • belle ;

  • contemporaine ;

  • colorée ;

  • et très éloignée de l’image triste d’une alimentation punitive.

Mais nous ne démontrons pas cela immédiatement après une semaine de jeûne.

Les grandes tables de cuisine végétale, les assiettes élaborées, les préparations multiples ont leur place dans un autre cadre.

Notamment dans notre retraite signature Detox & Glow, où l’expérience permet aussi de découvrir une cuisine naturopathique avant et après la période de jeûne, au moment où elle est physiologiquement adaptée.

La beauté d’un repas ne doit jamais prendre le pas sur le moment auquel nous le servons.

Miam-Ô-Fruit et crème Budwig : laquelle choisir ?

Il n’y a pas de vainqueur.

Elles répondent à des usages légèrement différents.

La crème Budwig est davantage un petit-déjeuner complet :

  • protéines via le produit laitier ou son équivalent ;

  • céréale complète ;

  • fruits ;

  • graines ;

  • huile riche en acides gras polyinsaturés.

Le Miam-Ô-Fruit est davantage centré sur :

  • fruits entiers ;

  • graines ;

  • oléagineux ;

  • huile végétale.

Il est donc naturellement plus riche en fruits et généralement moins protéiné.

Pour un petit-déjeuner quotidien, nous pouvons choisir l’un ou l’autre, ou n’en choisir aucun, en fonction :

  • de la personne ;

  • de son activité ;

  • de sa tolérance digestive ;

  • de ses besoins en protéines ;

  • et du reste de son alimentation.

Pour notre rupture de jeûne, c’est la simplicité et le fractionnement du Miam-Ô-Fruit qui nous intéressent particulièrement.

Le Miam-Ô-Fruit fait-il maigrir ?

Non par nature.

Il contient même une quantité non négligeable d’énergie provenant :

  • des fruits ;

  • des graines ;

  • des oléagineux ;

  • de l’huile.

Il peut être rassasiant grâce à ses fibres, sa mastication et ses matières grasses.

Mais aucune recette ne provoque automatiquement une perte de poids.

Tout dépend de l’ensemble des apports et du contexte.

Nous retirons donc l’ancienne idée selon laquelle le Miam-Ô-Fruit ferait spontanément « perdre les kilos superflus ».

Un aliment nutritif n’est pas nécessairement un aliment amaigrissant.

Est-il adapté à tout le monde ?

Non.

Une quantité importante de fruits et de fibres peut être difficile à tolérer chez certaines personnes souffrant notamment :

  • de troubles digestifs ;

  • d’intestin très sensible ;

  • de certaines intolérances ;

  • ou de difficultés particulières avec les fruits ou les graines.

Les graines doivent également être adaptées à la capacité de mastication et de digestion de la personne.

Et dans un contexte médical particulier, une reprise de jeûne doit être individualisée.

Là encore :

une recette est un outil. Pas une obligation.

Chez Traverse : bien sortir du jeûne fait partie du jeûne

Nous pouvons résumer notre position très simplement.

Le jeûne ne s’arrête pas au moment où le premier morceau de fruit entre dans la bouche.

La reprise alimentaire en fait partie.

C’est pourquoi nous accordons autant d’attention :

  • à la descente alimentaire avant ;

  • au jeûne lui-même ;

  • et à la remontée alimentaire après.

Le Miam-Ô-Fruit constitue chez nous le premier sas.

Une demi-portion le vendredi soir.

L’autre moitié le samedi matin.

Puis une alimentation qui remonte progressivement, avec des quantités maîtrisées.

Pas de buffet.

Pas de compensation.

Pas de « j’ai fini mon jeûne donc maintenant je peux manger ».

Et pas de grande table conçue davantage pour Instagram que pour le système digestif.

Nous avons jeûné pour enlever.

Nous ne remettons pas tout d’un coup.

Nous envoyons une première information.

Puis une deuxième.

Puis nous laissons progressivement l’alimentation retrouver sa place.

Chez Traverse, respecter le jeûne, c’est aussi respecter sa sortie.

Références

  • Association Kousmine Française. La crème Budwig.

  • Kousmine C. La méthode Kousmine / principes de la crème Budwig.

  • Ezpeleta M, Cienfuegos S, Lin S, et al. Efficacy and safety of prolonged water fasting: a narrative review of human trials. Nutrition Reviews. 2024;82(5):664–675.

  • NICE. Nutrition support for adults: oral nutrition support, enteral tube feeding and parenteral nutrition. Recommandations relatives à la réintroduction de la nutrition après plus de cinq jours de faibles apports.

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