Métapsy

Métapsy : réguler, changer, améliorer

Toutes les difficultés ne demandent pas le même niveau d’intervention. Certaines nécessitent d’abord de retrouver un état plus stable, d’autres permettent un véritable travail de changement, d’autres enfin relèvent davantage du développement de nouvelles capacités. Chez Traverse, cette distinction nous permet surtout de savoir jusqu’où intervenir — et quand ne pas intervenir.

Toutes les difficultés ne demandent pas le même niveau d’intervention. Certaines nécessitent d’abord de retrouver un état plus stable, d’autres permettent un véritable travail de changement, d’autres enfin relèvent davantage du développement de nouvelles capacités. Chez Traverse, cette distinction nous permet surtout de savoir jusqu’où intervenir — et quand ne pas intervenir.

Toutes les difficultés ne demandent pas le même niveau d’intervention. Certaines nécessitent d’abord de retrouver un état plus stable, d’autres permettent un véritable travail de changement, d’autres enfin relèvent davantage du développement de nouvelles capacités. Chez Traverse, cette distinction nous permet surtout de savoir jusqu’où intervenir — et quand ne pas intervenir.

Fondatrice de Traverse Detox

Psychopraticienne et accompagnatrice de jeûne

·

15 min de lecture

Un groupe en randonnée échange en marchant sur un chemin de montagne, dans un paysage méditerranéen.

Toutes les difficultés ne demandent pas la même intervention

Lorsque nous parlons de transformation, nous pouvons facilement imaginer qu’il faudrait toujours aller chercher plus loin, plus profond, plus ancien.

Ce n’est pas notre manière de travailler.

Une intervention n’est pas meilleure parce qu’elle est plus profonde.

Elle est pertinente lorsqu’elle intervient au bon endroit, au bon moment et au niveau dont la personne a réellement besoin.

Dans les thérapies brèves et les approches issues notamment de la PNL, nous pouvons distinguer plusieurs niveaux de travail.

Les terminologies varient selon les écoles, mais une distinction nous paraît particulièrement utile chez Traverse :

  • réguler ;

  • changer ;

  • améliorer.

Une même personne peut d’ailleurs se situer à différents niveaux selon ce qu’elle traverse.

Elle peut avoir besoin de régulation dans une situation, vouloir modifier un comportement dans une autre et simplement chercher à développer davantage de possibilités ailleurs.

L’enjeu n’est donc pas de lui attribuer une étiquette.

Il est de comprendre :

de quoi cette personne a-t-elle besoin maintenant ?

Réguler : quand il faut d’abord éteindre les flammes

Il arrive qu’une émotion ou une réaction prenne momentanément toute la place.

Une peur monte.

Une colère déborde.

Une situation déclenche une réaction très intense.

Une pensée tourne en boucle.

Un conflit devient envahissant.

La personne n’a plus accès aussi facilement à ses ressources habituelles.

Dans ce type de situation, vouloir immédiatement produire une transformation profonde n’a pas nécessairement de sens.

Quand il y a des flammes, nous commençons par éteindre les flammes.

Une partie des techniques issues des thérapies brèves et de la PNL travaille précisément sur cette capacité à modifier suffisamment un état interne pour retrouver davantage de possibilités de réponse.

Respiration.

Déplacement de l’attention.

Modification de certaines représentations.

Ancrage.

Recadrage.

Positions perceptuelles.

Chez Traverse, nous utilisons également notamment l’EFT, le mouvement et la marche.

L’objectif immédiat n’est pas nécessairement de résoudre l’ensemble du problème.

Il peut être beaucoup plus simple :

faire suffisamment redescendre l’intensité pour retrouver une marge de manœuvre.

Nous pouvons parler ici de techniques de régulation ou, dans certains modèles, de négociation.

Nous travaillons avec ce qui est présent pour que la situation redevienne suffisamment stable pour pouvoir de nouveau observer, réfléchir et choisir.

Mais Traverse n’est pas un lieu de prise en charge de la crise

Cette première distinction en entraîne immédiatement une autre.

Savoir accompagner une émotion forte ne signifie pas que toutes les situations relèvent d’une retraite.

Une personne traversant un trouble psychique aigu, une décompensation ou une situation nécessitant une prise en charge clinique rapprochée a besoin d’un cadre de soin adapté.

Traverse n’est pas ce cadre.

Nos séjours ne sont ni des hospitalisations, ni des semaines de psychothérapie intensive, ni des dispositifs destinés à ouvrir volontairement des traumatismes majeurs chez une personne insuffisamment stabilisée.

Cela fait partie de notre travail de sélection en amont.

Et cela fait également partie de notre conception de l’accompagnement :

savoir intervenir, c’est aussi savoir quand ne pas intervenir.

Nous pouvons accueillir une émotion qui apparaît.

Nous pouvons aider une personne à retrouver davantage de stabilité.

Nous pouvons travailler sur ce qui devient accessible dans le cadre du séjour.

Mais lorsqu’une situation demande un suivi médical, psychiatrique ou psychothérapeutique spécifique, elle doit être prise en charge dans le cadre approprié.

Changer : lorsque quelque chose fonctionne, mais fonctionne mal

Le deuxième niveau nous intéresse particulièrement chez Traverse.

La personne n’est pas en crise.

Elle vit.

Elle travaille.

Elle fonctionne.

Et pourtant, certains de ses fonctionnements lui coûtent.

Elle n’arrive pas à dire non.

Elle procrastine toujours devant certaines décisions.

Elle se retrouve régulièrement dans la même position relationnelle.

Elle évite certaines situations.

Elle contrôle tout.

Elle s’efface.

Elle anticipe systématiquement le pire.

Elle recommence un comportement dont elle connaît pourtant les conséquences.

Nous ne sommes plus seulement devant une émotion momentanément envahissante.

Nous sommes devant un pli.

Une manière de répondre tellement répétée qu’elle finit par sembler naturelle.

Certains de ces plis sont personnels.

D’autres ont été appris très tôt.

D’autres encore sont familiaux, culturels, sociaux ou générationnels.

Ils ont parfois été extrêmement utiles.

Simplement, ils ne le sont plus.

Un comportement gênant n’est pas toute une personne

C’est une distinction fondamentale dans notre approche.

Avoir développé un comportement qui nous limite ne signifie pas que toute notre personnalité doive être reconstruite.

Nous pouvons parfaitement être compétents, autonomes, équilibrés dans une grande partie de notre vie et continuer à reproduire une stratégie qui nous gêne dans une situation particulière.

La PNL s’est notamment construite autour de cette approche pragmatique : observer comment une expérience ou une stratégie est organisée et chercher où introduire suffisamment de différence pour rendre une autre réponse possible.

Cela peut passer par :

  • un recadrage ;

  • une modification de représentation ;

  • un travail sur une croyance ;

  • une autre position perceptuelle ;

  • l’identification d’un déclencheur ;

  • l’interruption d’une séquence automatique ;

  • l’expérimentation d’une autre réponse.

Nous utilisons différents outils selon ce que nous observons.

Mais le principe reste le même :

nous n’allons pas chercher profond simplement parce que nous savons aller profond.

Si un déplacement relativement simple suffit, il n’y a aucune raison de transformer une difficulté circonscrite en immense chantier psychologique.

La profondeur d’une intervention n’est pas une preuve de sa qualité.

La bonne profondeur est celle dont la personne a besoin.

Pourquoi changer de cadre peut faciliter le changement

C’est ici que l’expérience Traverse prend une dimension particulière.

Essayer de modifier un comportement lorsque tout ce qui l’entretient continue exactement de la même manière est possible.

Mais cela peut être difficile.

Même lieu.

Mêmes horaires.

Mêmes personnes.

Mêmes sollicitations.

Mêmes déclencheurs.

Mêmes réponses.

Nous nous retrouvons chaque jour dans le décor exact dans lequel nos automatismes se sont installés.

Pendant un séjour Traverse, une partie de cette boucle est interrompue.

Le lieu change.

Le rythme change.

L’alimentation change.

Selon le protocole, le jeûne peut créer une rupture supplémentaire.

Nous marchons.

Nous respirons.

Nous diminuons certaines sollicitations.

Nous disposons de davantage de temps.

Et nous pouvons observer un fonctionnement au moment où son contexte habituel ne le renforce plus exactement de la même manière.

C’est ce qui fait du séjour un moment particulièrement intéressant pour le travail de changement.

Non parce qu’une semaine aurait un pouvoir magique.

Mais parce que nous avons momentanément créé des conditions différentes.

Une semaine ou douze jours : le séjour n’est qu’une partie du protocole

Les retraites Traverse n’ont d’ailleurs pas toutes la même durée.

Certains formats se déroulent sur environ une semaine.

D’autres permettent un travail plus long, sur douze jours.

Le degré d’intervention et le temps disponible ne sont donc pas identiques.

Mais surtout, nous ne considérons jamais que l’accompagnement commence à l’arrivée dans la maison et s’arrête au moment du départ.

Le séjour s’inscrit dans un protocole plus large.

Chez Traverse, l’accompagnement se déploie sur neuf semaines :

  • avant ;

  • pendant ;

  • et après le séjour.

Cette temporalité change considérablement la manière dont nous pouvons travailler.

Le séjour permet de créer une rupture et d’expérimenter.

Les semaines qui l’entourent permettent de préparer, d’observer, puis surtout de ramener ce qui a été découvert dans la vraie vie.

Parce qu’un changement qui fonctionne uniquement loin de chez soi n’est pas encore réellement un changement.

Les protocoles et les journaux font partie du travail

L’accompagnement ne se limite donc pas aux moments où quelqu’un se trouve physiquement à côté de vous.

Nos protocoles et nos journaux accompagnent également cette transformation.

Ils contiennent des repères, des exercices, des observations à mener et de nombreux outils très concrets — des tips, parfois extrêmement simples — permettant de repérer un automatisme, interrompre une séquence, essayer une autre réponse ou simplement observer ce qui se passe différemment.

L’objectif n’est pas de transformer neuf semaines en devoirs à faire.

C’est exactement l’inverse.

Nous voulons que certains outils puissent progressivement quitter le cadre de la retraite pour entrer dans la vie quotidienne.

Un recadrage n’a d’intérêt que s’il reste accessible lorsque la situation réelle revient.

Une respiration n’a d’intérêt que si nous pensons à l’utiliser lorsque l’activation monte.

Une prise de conscience n’a d’intérêt que si elle finit par modifier quelque chose dans la manière de vivre.

Le séjour crée le laboratoire. Le protocole permet de ramener l’expérience dans la vie.

Changer ne signifie pas tout changer

C’est probablement l’un des risques de toute retraite de transformation.

Tout devient soudain évident.

Il faudrait quitter son travail.

Changer de couple.

Déménager.

Repenser toutes ses relations.

Recommencer sa vie.

Nous nous méfions beaucoup de ces grandes conclusions prises dans un contexte exceptionnel.

Le changement qui nous intéresse peut être beaucoup plus petit.

Dire non une fois.

Ne pas répondre immédiatement.

Faire une demande différemment.

Reconnaître plus tôt un déclencheur.

Interrompre une habitude.

Tester une autre réaction.

Supporter quelques secondes de plus une émotion sans enclencher immédiatement la stratégie habituelle.

Une transformation n’a pas besoin d’être spectaculaire pour être structurelle.

Améliorer : lorsqu’il n’y a rien à réparer

Et puis il existe un troisième niveau.

La personne va bien.

Elle ne traverse pas de crise.

Elle n’a même pas nécessairement un comportement particulièrement problématique.

Mais elle veut quelque chose de plus.

Davantage d’aisance.

Une décision plus claire.

Une nouvelle orientation.

Une meilleure manière de communiquer.

Davantage de créativité.

Une capacité qu’elle souhaite développer.

Une vie davantage en accord avec ce qu’elle est devenue.

Nous quittons alors progressivement le changement correctif pour entrer dans ce que la tradition PNL désigne notamment comme changement génératif.

Il ne s’agit plus principalement de corriger ce qui dysfonctionne.

Il s’agit de créer de nouvelles possibilités.

Et c’est évidemment le territoire qui se rapproche le plus du coaching.

Dans ce troisième niveau, le cadre fait déjà une partie du travail

Une personne qui arrive chez Traverse sans difficulté particulière mais avec l’envie de prendre de la hauteur dispose immédiatement d’un environnement très différent de son quotidien.

Elle sort de son décor.

Elle marche.

Elle ralentit.

Elle respire.

Elle dispose de temps.

Elle rencontre d’autres personnes.

Elle observe sa vie depuis un autre endroit.

Elle peut utiliser certains outils Métapsy pour mieux comprendre ses stratégies et ses ressources.

Selon le niveau d’accompagnement choisi, l’Ennéagramme peut également permettre d’aller plus loin dans la compréhension de certains automatismes et de certaines stratégies personnelles.

Dans ce contexte, il n’est pas nécessaire d’inventer un problème pour justifier l’accompagnement.

Tout ce qui peut être amélioré n’a pas besoin d’avoir d’abord été pathologique.

Le cadre lui-même crée déjà une partie du déplacement.

Notre rôle est alors d’aider la personne à utiliser intelligemment ce qui apparaît.

Tous les formats Traverse ne vont pas au même niveau

C’est également pour cela que nous proposons plusieurs degrés d’accompagnement.

Certains outils Métapsy font partie du socle de nos protocoles et peuvent apparaître dans des formats comme Detox & Slow : respiration, mouvement, EFT, observations guidées, journaux, outils simples de régulation et de changement.

D’autres retraites permettent d’aller davantage dans le travail de transformation.

Le temps disponible est plus important.

L’accompagnement est plus approfondi.

Certains outils peuvent être individualisés.

L’Ennéagramme peut prendre davantage de place.

Les stratégies, automatismes et comportements limitants peuvent être explorés plus précisément.

Il ne s’agit pas de deux Métapsy différentes.

C’est la même logique, avec différents degrés d’intervention.

Et le choix du niveau dépend autant de ce que la personne souhaite travailler que de ce qu’il est pertinent de travailler avec elle.

Réguler, changer, améliorer : trois niveaux, pas trois étiquettes

Nous pouvons finalement résumer notre manière de regarder les choses très simplement.

Est-ce que quelque chose brûle ?

Nous commençons par réguler.

Est-ce qu’un fonctionnement précis limite la personne ?

Nous pouvons travailler à le modifier.

Est-ce que la personne fonctionne bien et souhaite simplement développer davantage de possibilités ?

Nous entrons davantage dans un travail d’amélioration et de changement génératif.

Ces niveaux peuvent évidemment coexister.

Une personne peut avoir besoin de retrouver son calme face à une situation particulière, vouloir modifier un comportement récurrent et, dans le même temps, réfléchir à la prochaine étape de sa vie.

La compétence ne consiste donc pas à appliquer le plus grand nombre de techniques possible.

Elle consiste à déterminer :

où sommes-nous ?

de quoi cette personne a-t-elle besoin maintenant ?

et quel est le niveau d’intervention suffisant ?

Psychopratique et coaching : ce n’est pas seulement une question d’outils

C’est également ici que se dessine une différence importante entre un travail psychopraticien et un travail de coaching.

Certains outils peuvent être communs.

Ce qui change, c’est notamment le champ d’intervention.

Sommes-nous en train d’aider une personne à réguler quelque chose qui la déborde ?

À modifier un fonctionnement qui lui fait souffrir ou la limite ?

Ou à développer une capacité nouvelle alors qu’elle fonctionne déjà correctement ?

Les frontières ne sont pas toujours parfaitement étanches.

Mais cette question change profondément la manière d’accompagner.

Chez Traverse, elle nous permet surtout de conserver une règle :

ne pas faire davantage d’intervention que la situation n’en demande, et ne pas intervenir dans un cadre qui ne serait pas adapté.

Chez Traverse : créer les conditions du mouvement

Une retraite ne transforme pas magiquement une personne en sept ou douze jours.

Et ce n’est pas ce que nous lui demandons.

Nous créons autre chose.

Une interruption.

Un changement de décor.

Un autre rythme.

Des expériences.

Des outils.

Du mouvement.

Du temps pour observer.

Puis un accompagnement suffisamment long pour voir ce qu’il advient lorsque la personne retourne dans son environnement réel.

C’est pour cela que le séjour n’est qu’une partie des neuf semaines.

Avant, nous préparons.

Pendant, nous interrompons, observons et expérimentons.

Après, nous regardons ce qui tient dans la vraie vie.

Parce qu’au bout du compte, la transformation qui nous intéresse n’est pas celle qui se voit pendant une retraite.

C’est celle qui reste lorsque vous êtes rentré chez vous.

Références

  • Bandler R, Grinder J. Frogs into Princes: Neuro Linguistic Programming. Real People Press. 1979.

  • Bandler R, Grinder J. The Structure of Magic. Science and Behavior Books. 1975–1976.

  • Dilts RB. Changing Belief Systems with NLP. Meta Publications.

  • Dilts RB, DeLozier J. Encyclopedia of Systemic Neuro-Linguistic Programming and NLP New Coding. NLP University Press.

  • Beck JS. Cognitive Behavior Therapy: Basics and Beyond. Guilford Press.

  • Hayes SC, Strosahl KD, Wilson KG. Acceptance and Commitment Therapy: The Process and Practice of Mindful Change. Guilford Press.

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Traverse La Teulera · Torremirona Resort · 17744 Navata (Girona)

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